La maison de l’abbaye

Titre : La maison de l’abbaye

Auteur : Jean d’Aillon

Édition : 10 / 18

Parution : Le 02 janvier 2020

Nombre de pages : 264

Dans le Paris du XVe siècle, Edward Holmes et Gower Watson enquêtent sur la disparition de deux femmes…
À la fin de l’an de grâce 1424, le duc de Bourgogne donne de grandes fêtes dans son hôtel parisien à l’occasion du mariage de messire de la Trémoille. Ces réjouissances sont suivies d’autres festivités offertes par le duc de Bedford à l’hôtel de Bourbon pour fêter la victoire de Verneuil sur l’armée de Charles VII.
Mais alors que se poursuivent ces grands ébattements, un effroyable criminel rôde. Qu’est devenue Matilda Raleigh, demoiselle d’honneur d’Alice Chaucer, petite-fille du célèbre poète et comtesse de Salisbury ? Où est passée Nicole de Courcelle, ancienne femme de chambre de la duchesse de Bourgogne ? Le comte de Suffolk, qui connaissait ces deux femmes, demande à Edward Holmes d’enquêter sur une intrigante maison appartenant à l’abbaye de Saint-Magloire.

Je vous l’avais annoncé sur les réseaux sociaux il y a quelques semaines, j’ai été sélectionné pour faire parti du jury du nouveau prix France Bleu Grands Détectives. Pour cette première éditions, cinq romans ont été sélectionnés et le prix sera décerné lors du salon du livre Saint-Maur en Poche qui aura lieu les 14 et 15 juin 2020. La maison de l’abbaye est donc le premier titre que je li dans le cadre de ce prix. Je suis vraiment ravi de faire parti de cette aventure, c’est une grande première pour moi.

Bon par contre je n’ai pas été emballé par cette lecture. Je suis pourtant assez friand de polars historiques, il y en a d’ailleurs plusieurs aux éditions 10/18 qui sont vraiment pas mal, je pense comme ça à La confidente des morts de Ariana Franklin. Mais dans celui-ci, il y a eu pour moi trop de lourdeurs. On comprend tout de suite que Jean d’Aillon maîtrise son sujet et qu’il est super calé sur l’histoire de France. Mais je trouve qu’à trop vouloir en mettre et bien on perd le lecteur, faut rappeler que quand on ouvre ce livre, c’est pour lire un roman, historique, ok, mais ce n’est pas pour avoir un cours d’histoire non plus.

Donc, la plume m’a quelque peu dérangée c’est un fait, mais au final, ce roman ne m’a pas tant déplu que ça. Une fois, une bonne moitié passée, je me suis régalé. Faut avouer que l’idée de nous transposer le duo Holmes / Watson au Moyen-Âge c’est juste top, surtout que Jean d’Aillon joue beaucoup sur les traits de caractères des deux bonhommes. En ce qui concerne les autres personnages, certain sont intéressants mais ici aussi l’auteur m’a un peu perdu car il les nomme de différentes manières, du coup quelques fois je ne savais plus trop à qui j’avais affaire.

L’intrigue quant à elle est assez morbide et plutôt sympathique, ce n’est pas super original et même si j’ai découvert le coupable avant la révélation finale j’ai trouvé que c’était un peu tiré par les cheveux.

Ce que je retiendrais de ce roman sera donc le duo de détectives mais également les éclairages sur cette période de l’histoire de France que je connais peu.

Ma note : 06 / 10

Chronique initialement parue le 20 mars 2020


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