Après tout, je ne fais de mal à personne

Titre : Après tout, je ne fais de mal à personne

Autrice : Nadia Baudouin Bekkari

Édition : Les Auteurs Libres

Parution : Le 17 décembre 2015

Nombre de pages : 192

Schizophrénie, hallucinations…

Il n’y a que Rebecca pour aimer à ce point sa maladie.
Mais s’intégrer à la société et y vivre de façon normale n’est pas facile. Elle doit faire face à ses craintes, ses peurs, ses doutes…
De son côté, Josselin, infirmier en hôpital psychiatrique, est empreint d’une représentation de la santé mentale formatée par son travail.
Pourtant, ces deux êtres que tout oppose vont se rencontrer.
Malgré leurs différences, un sentiment unique va naître, si intense qu’il abolit toute raison.

Ne dit-on pas que l’amour, le vrai, rend fou ?

J’ai découvert ce livre et cette auteure lors du Printemps du livre de Lamotte Beuvron, et je l’ai lu dans le cadre du Summer Holidays Challenge organisé par Élodie du blog La Citadelle de l’Imaginaire.

Tout d’abord, je tiens à signaler, qu’à la base, ce livre a été repéré par ma femme, et ayant lu après elle le résumé et aimant beaucoup la couverture, nous l’avons acheté après quelques gentils mots échangés avec l’auteure et un petit autographe.

Bon, je ne vais pas aller par quatre chemins, ce livre, je l’ai lu en une journée, et je me suis pris une grande claque, j’ai tout simplement adoré mais aussi détesté. Je m’explique, ce livre traite de la schizophrénie, une maladie mentale, mais aussi de l’enfermement en soins psychiatrique et de la façon dont cette maladie est traitée.

Il y a deux personnages, une femme, et un homme, chacun d’eux raconte son histoire à tour de rôle, Rebecca est atteinte de schizophrénie tandis que Josselin est infirmier en soin psychiatrique. Vous me direz, cela tombe bien, le lien est tout trouvé, mais vous vous trompez, la rencontre de ces deux êtres va se faire par petite touche sans que l’un ou l’autre ne s’en rende compte.

J’ai beaucoup aimé la façon dont ce roman est découpé, on alterne avec le point de vue de Rebecca et de celui de Josselin, chaque passage est précédé d’un signe de l’homme ou de la femme suivant celui qui nous raconte sa vie. Cela rend le récit vivant et du coup très rapide à lire.

Je ne travaille pas du tout dans la santé, et je ne connais pas du tout le côté psychiatrie, je me suis donc lancé dans cette lecture avec quelques appréhensions, mais celles-ci se sont vite effacées, tout est bien expliqué, l’auteure prend le temps de nous expliquer avant le commencement les termes assez compliqués pour un lecteur lambda comme moi.

J’ai donc, comme je le disais plus haut adoré ce roman, car j’ai appris énormément de chose, je n’aurais plus forcément les mêmes apprioris sur cette maladie, mon regard sur elle a changé, c’est juste super de fermer un livre en ayant l’impression d’avoir été grandi à la lecture de ces lignes.

Je l’ai aussi détesté, même si le terme n’est pas approprié, je dirais plus que j’ai été en colère. Oui, en colère contre les gens comme moi, qui n’y connaissons rien et qui se permettent de juger des personnes malades. En colère aussi contre le système et les médecins avec leurs traitements, ces malades, ne sont pas des animaux, ce sont des personnes comme nous. Ils ont le droit à un minimum de chose. Et surtout, je suis en colère contre la fin du livre, je ne m’y attendais quasiment pas, ou du moins pas comme cela. Après coup, et oui, j’ai attendus quasiment 24h pour écrire ma chronique tellement ce bouquin m’a bouleversé, il ne pouvait finir autrement, mais quand même …

J’ai vraiment un énorme coup de coeur pour ce roman, je le conseil à toutes et à tous, peu importe que l’on travaille dans la santé ou dans la psychiatrie, il est juste bouleversant et terriblement touchant. Il y a longtemps que je n’avais pas lu un livre qui me touche autant. Ce n’est pas compliqué, quand je l’ai refermé une fois terminé, ma femme me parlait, mais j’étais complètement bloqué, il m’a fallu cinq bonne minutes pour reprendre mes esprits.

Vous l’aurez compris, il n’y a rien à attendre, allez acheté ce super roman et venez me dire ce que vous en avez pensé.

Ma note : 10 / 10

Chronique initialement parue le 4 juillet 2016


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