Corrosion

Titre : Corrosion

Auteur : Jon Bassoff

Édition : Gallmeister

Titre original : Corrosion

Traducteur : Anatole Pons-Remaux

Parution : Le 5 avril 2018

Nombre de pages : 224

Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte.

Je peux vous dire que depuis que je suis en partenariat avec les Éditions Gallmeister, je découvre des auteurs et des univers qui sont pour certains totalement déjantés, mais qu’est-ce que j’aime cela. Des fois je me dis que je dois être un peu sadique …

Corrosion, de Jon Bassoff, fait certainement parti de ces romans pour lesquels je pense qu’il faut être un peu comme l’auteur, c’est à dire « dérangé ». C’est plus qu’un roman noir, c’est un roman dérangeant par la crasse qu’il évoque, par la toxicité dont il est complètement emprunt.

La construction et la narration de ce roman nous plongent dans une noirceur atroce, j’ai eu l’impression d’être enfermé dans une cave à six pieds sous terre ne pouvant à peine respirer. Plus d’une fois je me suis demandé comment un homme logiquement sain d’esprit pouvait avoir l’idée et l’envie d’écrire des choses comme celles-ci.

Ce roman est pour moi une éloge à la folie et à la démence, il n’y a aucune touche de lumière ou d’espoir dans ce livre, on ne peut pas en sortir complètement indemne. Il y a tellement de folie que par moment je ne savais plus où se situait la limite entre la réalité et les hallucinations du personnage principal. Mais je crois que ce qui est encore plus fou de la part de l’auteur c’est que parmi toute cette folie, il est venu semer quelques références à de grands contes connus, Le Magicien d’Oz, Boucle d’Or, Le Petit Poucet …

Voilà, ce roman n’est pas à mettre entre toute les mains, il faut avoir le coeur bien accroché et être comme dit un peu plus haut comme Jon Bassoff un peu dérangé.

Ma note : 08 / 10

Chronique initialement parue le 8 avril 2018


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