Le Nouveau

Titre : Le Nouveau

Autrice : Tracy Chevalier

Édition : Phébus

Titre original : New Boy

Traducteur : David Fauquemberg

Parution : Le 7 février 2019

Nombre de pages : 224

Washington D.C., dans les années 1970. En six ans, c’est la quatrième fois qu’Osei, fils d’un diplomate ghanéen, découvre une nouvelle école. Tout heureux de rencontrer Dee, la fille la plus populaire de sa classe, il ne s’inquiète pas des manigances et de la jalousie de ceux qui voient d’un mauvais œil l’amitié entre un garçon noir et une jolie blonde.

Je tiens tout d’abord à remercier les Éditions Phébus pour l’envoi de ce roman. Un nouveau partenariat devrait voir le jour, je vous en parlerais prochainement. Il s’agit pour ma part d’une découverte de cette autrice américaine, j’en avais bien évidemment entendu parler grâce à son roman La jeune fille à la perle mais je ne l’avais jusqu’à présent jamais lu.

Je dois dire que j’ai été assez surpris par ce court roman, il s’agit d’une réécriture moderne de la pièce de William Shakespeare, Othello. J’ai trouvé cela super intéressant, dans la construction tout d’abord, cinq parties pour le roman pour cinq actes dans la pièce. Ensuite par les prénoms, Osei (Othello), Dee (Desdémone), Ian (Iago), Casper (Cassio) ou encore Mimi (Emilia). Mais ce que j’ai trouvé le plus bluffant c’est la transcription de cette pièce de théâtre dans une école primaire des années 1970 dans la banlieue de Washington D.C. et donc avec comme personnages principaux, des enfants.

C’est ce qui m’a vraiment plu dans ce roman et ce que je trouve être un coup de maître pour Tracy Chevalier. De plus, cela montre que les sujets du racisme, de la ségrégation raciale et du harcèlement sont et resteront malheureusement toujours d’actualité.

Donc dans Le Nouveau, nous avons donc Osei, un jeune Ghanéen débarquant vers la fin de l’année scolaire dans une école primaire de banlieue, il n’y a que des blancs dans cette école, et du coup ce jeune garçon doit faire face en plus d’être le nouveau à une sorte de racisme tout en sous-entendu. Heureusement pour lui, il y a une jeune fille, Dee, faisant fi de tous les préjugés et s’intéressant à lui pour ce qu’il est et non pas pour sa couleur de peau. Vous vous en doutez, cela ne va pas plaire du tout, que cela soit aux élèves mais également aux professeurs. J’ai aimé cette plongée dans les années 70, et les quelques lignes parlant du Black Power et du fait que les noirs, après des années et des années à subir commençaient à se mettre en avant et à se faire entendre.

L’histoire se passe en une seule journée et j’ai trouvé ça génial de suivre ces enfants, de voir leurs raisonnements et la complexité par certains moments de leurs réflexions. Nous avons tendance à penser que les drames sont réservés aux adultes, mais à leur niveau et avec leur regard d’enfant ces jeunes vivent aussi les drames de la jeunesse.

C’est pour moi, une très belle découverte, ce fut une lecture malgré le sujet qui m’a fait du bien et c’est ce que je recherche dans les livres. Je ne peux que vous conseiller cette lecture, mais pour ceux habitués à la plume de Tracy Chevalier, d’après ce que j’ai pu lire à droite et à gauche, c’est un roman à part.

Ma note : 10 / 10

Chronique initialement parue le 17 mars 2019


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