Grizzly

Titre : Grizzly

Auteur : James Oliver Curwood

Édition : Gallmeister

Titre original : The Grizzly King

Traducteur : François Happe

Parution : Le 6 mai 2021

Nombre de pages : 208

Thor, le grand grizzly, arpente les montagnes du Grand Nord, un vaste et magnifique territoire, son royaume. Un royaume que deux êtres mystérieux, des créatures agressives à l’odeur étrange et accompagnées de pisteurs enragés à quatre pattes, s’apprêtent à lui disputer. Blessé comme s’il avait été foudroyé par le ciel, Thor parvient à s’enfuir dans la forêt. Là, il rencontre Muskwa, un ourson orphelin incapable de survivre par lui-même, qu’il adopte et auquel il s’attache chaque jour davantage. Mais leurs deux ennemis n’ont pas dit leur dernier mot, et la confrontation est inévitable. D’autant plus inévitable qu’ils parviennent à capturer Muskwa.

Encore une magnifique couverture pour ce Totem. Un grand merci à Gallmeister pour cet envoi et surtout pour avoir réédité avec une nouvelle traduction de François Happe, ce grand classique du Nature Writing.

Grizzly est le roman qui a servit d’inspiration à Jean-Jacques Annaud pour son film éponyme L’ours sorti en 1988.

Je n’avais jamais lu ce roman malgré les nombreuses éditions déjà existantes, ce fut donc une très belle découverte. Dans ce roman nous suivons un très grand grizzly dans les montagnes du Grand-Nord Américain. Un endroit qui n’a pas encore été marqué par l’homme. Une vaste étendue naturelle tellement bien décrite par James Oliver Curwood que rien que pour ça, c’est déjà une magnifique expérience de lecture. De plus avoir comme protagoniste un ours c’est super, cela change et permet de nouvelles perspectives.

Et tout d’un coup ce qui devait arriver arriva et les hommes pénétrèrent dans cet espace sauvage, ils virent ce magnifique grizzly et la première chose qu’ils se dirent c’est « allons le chasser, cela me fera un magnifique tapis ». Je résume, mais l’esprit est là. Nous voilà donc à suivre un ours qui est lui même pourchasser par des chasseurs et des chiens. J’ai adoré les mots trouvé par l’auteur pour décrire l’intrusion des hommes sur le territoire du grizzly, c’est nouveau pour ce dernier, de nouvelles odeurs, de nouveaux bruits et ces espèces de bâtons de feu qui blessent.

Ce géant de la montagne va tomber sur un ourson noir et va le prendre sous son aile. Le roman va donc mettre en avant les liens entre les animaux, la transmission également. J’ai adoré lire que ce petit ours courait derrière et puisait dans toute son énergie pour ne pas perdre son protecteur.

Bon, il faut également parler des hommes, ces chasseurs. Pour le coup, ici, ce ne sont pas des bêtes avides de sang, ils ont une forme de respect pour leurs proies, et également un respect et une reconnaissance pour la nature qui les entoure. J’ai adoré la scène du face en face entre l’homme et la bête. Et tout comme James Oliver Curwood, l’homme prend conscience de la puissance et de l’importance de l’animal, qu’ils sont égaux tous les deux et qu’il n’y en a pas un au-dessus de l’autre, il lui devient donc impossible de tuer un autre être vivant.

Quel magnifique roman de Nature Writing, une très belle histoire inspirée par le vécu de l’auteur comme il le précise en postface.

Ma note : 09 / 10

Chronique initialement parue le 20 mai 2021


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