Comment tout a commencé

Titre : Comment tout a commencé

Auteur : Pete Fromm

Édition : Gallmeister

Titre original : How All This Started

Traducteur : Laurent Bury

Parution : Le 5 mars 2020

Nombre de pages : 368

Dans une petite ville du Texas perdue en plein désert, Austin, 15 ans, et sa grande sœur Abilene s’entraînent au base-ball jusqu’à l’épuisement. Abilene n’a pas pu devenir joueuse professionnelle, c’est donc à Austin de s’imposer comme le meilleur lanceur de tous les temps. Emporté par l’irrésistible exubérance de sa sœur, aveuglé par son admiration, Austin refuse de voir que quelque chose ne tourne pas rond. Pourtant, les sautes d’humeur, les lubies et les disparitions soudaines d’Abilene fissurent insidieusement leur précieuse complicité et mettent peu à peu en danger l’équilibre de toute la famille.

Et voilà un nouveau Pete Fromm de lu, que j’aime cet auteur. Comment tout a commencé est la première fiction écrite par l’auteur. Encore une fois je suis tombé sur le charme de sa plume.

Pete Fromm n’a pas son pareil pour parler de la vie et des relations familiales, sa plume nous attrape et nous transporte, cette fois il m’a fait voyagé au Texas, dans une famille d’apparence classique. Mais voilà, il faut bien qu’il y ait quelque chose, Pete Fromm a choisi ici d’évoquer une maladie psychique qui selon moi est trop peu évoquée, elle est un peu tabou d’ailleurs, il s’agit de la bipolarité. Cette maladie est forcément le fil conducteur de ce récit, mais il y a tellement d’autre chose, les problèmes climatiques avec une grande sécheresse de plusieurs mois, du sexisme, le port des armes à feu et le contexte étudiant avec toujours une certaine pression mise sur les jeunes et ce rapport compliqué au sport et à l’image des grands sportifs. C’est tout ce qui me rend curieux des États-Unis et ici c’est totalement maitrisé, il n’y a pas de pato ou de jugement hâtif, chacun peut se faire sa propre opinion en refermant le livre.

J’ai été conquis par Abilene, c’est elle, la grande sœur, c’est elle qui est bipolaire et c’est autour d’elle que gravite toute la famille. C’est également elle qui régit toute la vie de son petit frère Austin, le poussant à devenir un champion de Base Ball. A la base, c’était elle qui était destinée à devenir la championne, mais dans l’Ouest Américain, à cette époque (pas si lointaine malheureusement, surtout que c’est encore certainement le cas), être une fille, vouloir intégrer une équipe de gars et potentiellement être meilleure qu’eux, vous vous doutez bien que cela ne passe pas. Ab’lene comme Austin appelle sa grande sœur porte donc tous les espoirs de la jeune fille sur ses épaules. La relation entre les deux est complexe et exclusive, ils vivent l’un pour l’autre, s’en est limite malsain. D’autant plus que la maladie rend les choses encore plus intenses et potentiellement dangereuses.

J’ai aimé suivre la vie de cette famille qui vit au rythme de la maladie, j’ai aimé l’amour qui se dégage de chacun des membres de celle-ci. Pete Fromm est vraiment doué pour parler d’amour, c’est tout le temps juste. C’est un roman qui se lit quasiment d’une traite, comme tout les Pete Fromm me direz vous, mais c’est là toute la magie de la plume de ce grand auteur. Comme je l’ai déjà dit, il t’attrape et t’emmène au cœur même de la famille, en tant que lecteur, j’ai eu l’impression de vivre avec eux, c’est juste formidable.

Bon cela ne va pas être très original, mais c’est encore un coup de cœur.

Ma note : 10 / 10

Chronique initialement parue le 1er octobre 2021


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