Animaux solitaires

Titre : Animaux solitaires

Auteur : Bruce Holbert

Édition : Gallmeister

Titre original : Lonesome Animals

Traducteur : Jean-Paul Gratias

Parution : Le 1er septembre 2016

Nombre de pages : 368

Comté de l’Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d’Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l’entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l’Ouest, là où les hommes qui n’ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n’a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d’une vie qu’il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille. À l’instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique qui rêve d’imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer.

Avec animaux solitaires, j’ai eu l’impression d’être dans un mythe, l’histoire se passe entre deux époques, une sorte de western au commencement de l’ère moderne et des premiers véhicules à moteurs. Je ne sais pas trop comment classer ce roman, c’est un mélange de western, de roman policier et de roman noir. Ce qui est certain par contre c’est que pour lire ce roman et pour en profiter pleinement, il faut prendre son temps, ne pas être pressé et ne surtout pas avoir froid aux yeux.

Oui ce roman est noir, voir très glauque par moment, il se dégage une espèce de violence brute, à la limite de la folie et ce n’est que renforcé avec le héros, Russel Strawl qui est un shérif d’une rare cruauté, il est encore plus dans la folie que les personnes qu’il poursuit. Je ne spoile pas mais j’ai carrément adoré le coup du taureau avec une branche d’ortie dans le derrière…

Avec ce livre, il faut s’accrocher, car le rythme est plutôt lent, mais c’est pour mieux en profiter, il se li un peu à la manière d’une légende ou comme dit un peu plus haut d’un mythe.On sent que petit à petit Bruce Holbert tisse les liens pour nous embarquer dans son monde à la manière d’un incroyable narrateur. Oui c’est certain Bruce Holbert est un génie dans son genre, j’avais déjà tellement apprécié L’Heure de plomb son deuxième roman que je ne peux que confirmer cela.

Alors, effectivement, Bruce Holbert nous embarque avec lui dans cette Amérique profonde et noire, où la violence est en chacun des personnages, où il peigne une ambiance rude et sèche, oui j’ai apprécié délié petit à petit les fils de cette histoire, mais même si je n’avais pas compris le pourquoi du comment, j’ai très rapidement eu le qui … Mais peut-être que cela était voulu par l’auteur …

Je ne pense pas que ce livre est à mettre entre toutes les mains, je pense qu’il faut déjà avoir une certaine expérience de ce genre de roman pour ne pas passer à côté, mais surtout si cela vous tente n’hésitez pas à me dire ce que vous en penserez, cela m’intéresse beaucoup.

Ma note : 07 / 10

Chronique initialement parue le 3 juin 2018


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