Les années douces

Titre : Les années douces

Autrice : Hiromi Kawakami

Édition : Picquier

Titre original : Sensei no kaban

Traductrice : Elisabeth Suetsugu

Parution : Février 2015

Nombre de pages : 288

Tsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail, son ancien professeur de japonais. Et c’est insensiblement, presque à leur cœur défendant, qu’au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. La cueillette des champignons. Les poussins achetés au marché. La fête des fleurs. Les vingt-deux étoiles d’une nuit d’automne… Ces histoires sont tellement simples qu’il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l’air du bonheur qu’on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu’elles se volatilisent quand on essaie de les toucher. Ce livre agit comme un charme, il capte en plein vol la douceur de la vie avant qu’elle ne s’enfuie.

J’ai découvert ce roman grâce à un conseil bien avisé donné sur Instagram et j’en suis bien content. Il n’y a pas très longtemps que j’ai commencé à lire de la littérature japonaise et je dois dire que j’apprécie plutôt bien.

Avec Les années douces, Kawakami Hiromi nous offre un roman contemplatif sur une relation entre une trentenaire solitaire et un vieux professeur de japonais. C’est un roman qui m’a fait du bien. C’est le genre de roman dans lequel il n’y a pas une action de dingue mais qui pour le coup m’a apaisé.

Tout n’est que douceur et poésie dans ce livre, il y a quelque chose de très tendre et reposant. La magie opère simplement. La narration à la première personne, c’est Tsukiko qui raconte, fait en sorte que l’on se sent très proche d’elle, j’ai beaucoup aimé. Et ce que j’apprécie énormément c’est le fait de rendre extraordinaire une situation ordinaire. C’est vraiment cela ce roman, une succession de moments de vie, un verre dans un bar, une promenade en forêt, une fête en extérieur … C’est simple mais tellement juste et beau.

C’est également un roman sur la solitude, sur les liens sociaux et sur l’amour inter générationnel. Il n’y a aucun cliché, tout est emmené en douceur avec délicatesse. Même le final qui n’a rien de surprenant est juste parfait.

Voilà, encore une belle découverte. Et vous l’avez-vous lu ?

Ma note : 10 / 10

Chronique initialement parue le 2 avril 2020


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