La première fois que j’ai été deux

Titre : La première fois que j’ai été deux

Auteur : Bertrand Jullien-Nogarède

Édition : Flammarion jeunesse

Parution : Le 6 juin 2018

Nombre de pages : 352

Le scooter de Tom nous emporta loin du monde. Mes bras entouraient sa taille et je laissai ma tête reposer doucement sur son épaule. Je ne crois pas avoir été plus heureuse qu’à cet instant. Juste une fille comme les autres. Il avait suffi qu’un anglais à cravate surgisse de nulle part pour que mes pieds ne touchent plus le macadam. J’étais vraiment folle amoureuse.

Je tiens à remercier l’auteur pour l’envoi de son roman et la confiance qu’il m’accorde. D’autant plus que je n’ai pas forcément l’habitude de lire des romans jeunesses.

J’ai un avis plutôt mitigé sur cette lecture, il s’agit d’un roman sur le thème d’un amour de lycéens, un amour qui est peut-être le Grand Amour, entre une lycéenne de banlieue parisienne et un jeune anglais débarquant dans notre cher pays.

Je vais commencer par les points qui m’ont gênés, tout d’abord, il y a le décalage entre les  discutions de Karen et de Tom, mais surtout les pensées de cette dernière. Je m’explique, je n’ai pas eu l’impression d’être avec deux jeunes de 17 ans comme annoncé, car ils avaient tous les deux des discours de personnes adultes ayant déjà vécus pas mal de choses et dont le lycée est très loin. Ensuite, j’ai fini par ne plus supporter Karen … Effectivement, j’ai trouvé qu’elle se répétait sans arrêt et qu’elle avait déjà tout vu et tout vécue, ce fut parfois très difficile de ne pas décrocher lors de longs passages où elle s’étendait sur ses pensées. J’ai également trouvé qu’il y avait trop de clichés, notamment sur les banlieues et sur les anglais vus de France. Dernière chose, mais malheureusement pas des moindres, tout coulait de source, aucune surprise pour moi c’était évident que cela allait se passer comme ça, hormis, je dois avouer, la toute fin avec la meilleure amie.

Passons au point positifs, car il y en a … J’ai adoré la plume de l’auteur, je répète, pour moi elle ne correspond pas à l’âge des protagonistes, mais je l’ai trouvé très poétique, il y a une belle harmonie dans les mots et les phrases, cela rend la lecture plaisante et agréable. Ensuite, merci Bertrand Jullien-Nogarède, pour la découverte de l’album Quadrophenia du groupe mythique de rock, The Who, je les connaissais, mais pas du tout cet album qui est juste génialissime. Les références musicales de l’auteur sont vraiment un grand plus et je n’ai pu m’empêcher de ré-écouter quelques albums que mon père écoutait quand j’étais jeune. Par contre, je ne suis pas certain que ces noms évoquent quelque chose au public visé. Dernier point très positif également, la connaissance qu’a l’auteur de Londres et de quelques lieux de cette ville, il m’a fait voyager et cela c’est le top quand on est lecteur.

Bref, vous l’aurez bien compris, une lecture très mitigé pour moi malgré une magnifique plume. Cela n’a pas fonctionné pour moi mais je suis certain que c’est le genre de roman qui devrait plaire à énormément de personne.

Ma note : 05 / 10

Chronique initialement parue le 13 mars 2019


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