À chacun sa mort

Titre : À chacun sa mort

Auteur : Ross MacDonald

Édition : Gallmeister

Titre original : The Way Some People Die

Traducteur : Jacques Mailhos

Parution : Le 7 mai 2013

Nombre de pages : 272

Dans une maison décrépite de Santa Monica, une veuve glisse dans la main de Lew Archer 50 dollars pour qu’il retrouve sa fille Galatea, disparue depuis Noël. Ça n’est pas cher payé et les indices sont minces, mais une photo de la séduisante jeune femme achève de convaincre le détective. Galatea semble en danger : elle a été vue pour la dernière fois en compagnie d’un malfrat notoire. Des quartiers pauvres de San Francisco aux villas de Palm Springs, dans un monde gouverné par les commerces illicites, les cadavres s’accumulent et la ravissante disparue mène un jeu des plus troubles.

Comme vous le savez, je me suis donné comme but de faire la collection de tous les Totems, la collection poche de chez Gallmeister. Et comme fin février je n’avais pas de lectures prioritaires dans le cadre de mes partenariats, j’ai donc pioché sur l’étagère dédiée à cette collection. Me voilà donc à découvrir Ross MacDonald avec, À chacun sa mort. En le commençant je comprend rapidement qu’il s’agit d’une série avec comme détective Lew Archer. Ce roman est le troisième de la série mais hormis ne pas trop en savoir sur l’histoire du détective cela ne gène pas la lecture.

Bon je vous le dis tout de suite, ce n’est pas ma meilleure lecture de l’année. En fait je crois que je m’attendais à retrouver du Crumley (si vous ne connaissez pas allez voir iciiciici et ici) mais ici nous avons droit à un polar à mon sens moins noir. Par contre en lisant la biographie de Ross MacDonald, qui soit dit en passant n’a pas eu une vie très facile, j’ai cru comprendre que ce côté noir justement allait crescendo dans cette série. Du coup, je compte bien lire les trois premiers puis ensuite me les faire dans l’ordre. C’est une série qui compte treize enquêtes donc j’ai quoi faire.

Après, j’ai tout de même passé de bons moments avec ce roman, surtout grâce à Lew Archer, le narrateur et le détective. Il est je trouve super désabusé et met beaucoup d’ironie dans la manière de raconter ce qu’il se passe. J’ai apprécié les personnages, des laissés pour compte. Et cette ambiance de la côte Ouest des États-Unis avec le soleil qui tape sur la tête. Ross MacDonald à vraiment le sens de la tournure c’est excellent pour ça.

Concernant l’enquête, franchement il n’y a pas de quoi cassé trois pattes à un canard. J’ai d’ailleurs été un peu perdu et n’ai pas forcément tout compris. Ce qui est plutôt intéressant (et un un plus par rapport à Crumley) , c’est le côté procédurier avec la collaboration, ou non, avec la police locale, j’ai trouvé ce point vraiment sympa.

Vous l’aurez donc compris, ce n’est pas une lecture qui restera dans les annales mais c’est un roman qui m’aura permis de découvrir Ross MacDonald et son célèbre détective Lew Archer.

Ma note : 06 / 10

Chronique initialement parue le 9 avril 2021


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