Les larmes de Potap

Titre : Les larmes de Potap

Autrice : Nadège Mazery

Édition : Auto-édition

Parution : Le 19 novembre 2017

Nombre de pages : 332

Je m’appelle Potap. Potap Kerenski pour être précis. Je suis né à Tcheboksary, en Tchouvachie, sur les bords de la Volga, à 600 km à l’est de Moscou. Aujourd’hui, entouré de ma famille et de mes rares amis, je célèbre mes 18 ans. Un âge où, juridiquement, je deviens pleinement responsable de mes actes. Quels qu’ils soient. Pour ma part, j’assume totalement les miens. En conséquence, n’en déplaise à mon frère, ceci est mon dernier anniversaire.

En premier lieu, je tiens à remercier Nadège Mazery pour avoir accepté de m’envoyer son roman et pour sa confiance.

J’avais prévu de lire ce roman plus tôt cette année, mais le moral n’étant pas au beau fixe et craignant une lecture très noire au vu de la quatrième de couverture, j’ai préféré attendre le bon moment. Je peux vous dire dors et déjà que j’ai bien fait. Oui, car effectivement ce livre est très sombre et très froid, j’ai pu ressentir lors de ma lecture le froid extrême de la Russie ainsi que l’humidité présente dans une certaine cave … C’est un point super positif de ce roman, Nadège Mazery a une manière parfaite pour décrire les lieux et les ambiances présents dans son roman et ainsi immerger complètement le lecteur dans son histoire.

Alors oui ce roman est sombre, mais ce côté noir est parfaitement contre balancé par l’amour débordant qu’a Mak envers son petit frère Potap, alors oui il ne sait pas franchement le montrer mais cet amour fraternel transpire des lignes de ce livre et c’est encore plus fort que le narrateur n’est autre que Potap.

Les personnages sont pour certains super attachants, je pense à Vassily ou à Dédouchka et pour d’autres totalement répugnants. J’ai adoré le petit road-trip entre les deux frères et le grand-père nous emmenant au bord de la Mer Noire.

Malgré le fait que ce soit un roman, il y a malheureusement une triste vérité derrière ces lignes et c’est ce qui donne également toute sa force à ce roman. Ces « tronches de vies » , ces âmes perdues qui sans personne pour leurs tendre la main finissent plus bas que terre et sont complètement laissés pour compte par le gouvernement Russe.

J’ai littéralement pris une claque avec Les larmes de Potap, j’ai pris une claque par la dureté de l’histoire, pris une claque par la force de l’amour d’un grand frère pour son cadet, pris une claque par l’espoir et toujours l’amour transpirant de la bonté d’un grand-père. Mais j’ai surtout pris une claque par l’espoir qui se cache entre les lignes et par le fait que rien n’est écrit d’avance.

J’ai vers la fin de ma lecture carrément ralenti mon rythme car à tout moment je sentais que l’auteur pouvait nous faire basculer d’un côté ou de l’autre, du côté obscur ou vers la lumière. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher votre lecture, mais sachez que ce livre est une petite pépite et que j’ai eu un énorme coup de coeur pour Les larmes de Potap.

Ma note : 10 / 10

Chronique initialement parue le 10 mars 2018


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