L’ange rouge

Titre : L’ange rouge

Auteur : François Médéline

Édition : La Manufacture de Livres

Parution : Le 1er octobre 2020

Nombre de pages : 506

À la nuit tombée, un radeau entre dans Lyon porté par les eaux noires de la Saône. Sur l’embarcation, des torches enflammées, une croix de bois, un corps mutilé et orné d’un délicat dessin d’orchidée. Le crucifié de la Sâone, macabre et fantasmatique mise en scène, devient le défi du commandant Alain Dubak et de son équipe de la police criminelle. Six enquêteurs face à l’affaire la plus spectaculaire qu’ait connu la ville, soumis à l’excitation des médias, acculés par leur hiérarchie à trouver des réponses. Vite. S’engage alors une course contre la montre pour stopper un tueur qui les contraindra à aller à l’encontre de toutes les règles et de leurs convictions les plus profondes. Porté par la plume brillante et explosive de François Médéline, L’Ange rouge invite son lecteur à une plongée hallucinée parmi les ombres de la ville et les âmes blessées qui s’y débattent.

Cela va faire un peu près un an que j’ai un partenariat avec La Manufacture de Livres, mais j’avoue que de base je ne m’étais pas intéressé à ce roman. Pourtant Érine, nouvelle arrivante dans l’équipe, m’a contacté pour me l’envoyer et pour participer à une rencontre virtuelle ce samedi avec l’auteur. Grand bien m’en a pris d’accepter.

Alors, L’ange rouge, c’est un roman policier et un beau pavé de plus de 500 pages. C’est un roman qui va vous transporter dans la ville de Lyon pendant l’année 1998. Tout débute par un meurtre absolument horrible avec une mise en scène religieuse et potentiellement un mobile politique. À partir de là, c’est un tourbillon qui nous prend sans nous lâcher. On suit le commandant Dubak, le narrateur, et son équipe. Partenaires qu’il nomme par des numéros, Numéro 2, 3, 4 …

C’est la première fois depuis que je lis que je suis autant pris dans une enquête criminelle. Je peux dire que c’est le meilleur roman policier français qu’il m’a été donné de lire. J’ai eu l’impression de faire parti de l’équipe, de participer à l’enquête. L’auteur a je trouve réussi quelque chose d’extraordinaire. Tout se passe sur quelques jours qui se déroulent à 100 à l’heure avec très peu de sommeil, des cadavres, des locaux enfumés, des traversées de Lyon, des tabassées en règles et des petites guerres de services.

De plus, le commandant Dubak est complètement fracassé par la vie ce qui apporte un côté fantasque et psychologique époustouflant. Nous sommes dans la tête de Dubak et franchement c’est quelque chose. Les passages pendant lesquels il fait des points avec lui même sont sublimes. C’est vraiment quelque chose de dingue, nous avons à faire à une folie monstrueuse.

Tous les personnages sont juste parfaits. Si j’ai un petit bémol à faire c’est sur le personnage de Mamy qui pour moi est un peu trop caricaturale à mon gout. Concernant l’enquête en elle-même, c’est vraiment bien tourné, l’auteur a voulu que nous sachions qui est le coupable tout en faisant en sorte que Dubak lui se cache la vérité.

Bref, c’est un roman policier que j’ai adoré. C’est une surprise énorme pour moi. Si vous êtes amateur du genre, il faut absolument que vous lisiez ce roman de dingue je vous l’assure.

Ma note : 10 / 10

Chronique initialement parue le 30 octobre 2020


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