Comme un chant d’espérance

Titre : Comme un chant d’espérance

Auteur : Jean d’Ormesson

Édition : Folio

Parution : Le 1er octobre 2015

Nombre de pages : 128

« Il y a quatorze milliards d’années, une explosion se produit. En naissent les étoiles, les galaxies, le Soleil et la Lune, la Terre, la guerre du feu, l’acropole d’Athènes, la Grande Muraille de Chine, les Confessions de saint Augustin, Le Songe de sainte Ursule par Carpaccio et le Songe de Constantin par Piero Della Francesca, La Cantate du café de Bach et La Vie parisienne d’Offenbach. J’écris ces mots. Et vous les lisez. Le monde s’est mis en marche. Que s’est-il donc passé ? »

Avant d’entamer ce livre, j’avais un peu d’appréhension, c’est le premier titre de Jean d’Ormesson que je lis, et j’avais un peu peur que cela soit un peu compliqué. En réalité pas du tout, je l’ai lu très vite, c’est très fluide comme façon d’écrire.

L’académicien, nous livre ici, un roman essayant de nous expliquer le rien qui est en fait le tout, mais qui n’est quand même rien. En fait, il nous livre à sa manière ce qu’est notre monde, ce que nous sommes, ce que représente Dieu ou la puissance divine.

Les chapitres sont courts, ce qui facilite la lecture. L’auteur nous embarque à travers son enquête à la découverte de notre univers et l’on prend conscience de ce que l’on représente en tant qu’homme, en fait pas grand chose … On prend conscience aussi de la beauté de certaines choses, comme la lumière …

Bref, un tout petit roman qui est en réalité très grand, une lecture que je conseil, c’est une lecture qui fait du bien.

Chose que je n’ai pas l’habitude de faire, je vais vous écrire un passage du livre qui m’a marqué :

 » L’écrivain a le droit de s’intéresser aux soubresauts de l’histoire, à ses anecdotes, à ses rebondissements. Son domaine, ce sont les mots. Les mots sont pour Gide au service de l’imagination : « Le romancier, d’ordinaire, écrit-il, ne fait point suffisamment crédit à l’imagination du lecteur. » Flaubert va plus loin. L’imagination, pour le romancier, est encore de trop : la littérature se suffit à elle-même.
Quand Flaubert parle d’un roman sur rien, il se démarque d’Eugène Sue, de Penson du Terrail et même du cher et grand Dumas qui, dans ses Mémoires comme dans ses romans, nous entraîne au galop dans d’inépuisables aventures. Contre Jules Verne, qui avait une espèce de génie, contre Sherlock Holmes ou Arsène Lupin ou James Bond qui nous ont tant amusés, ce que défend Flaubert, c’est le style. Les livres ne survivent pas grâce aux histoires qu’ils racontent. Ils survivent grâce à la façon dont elles sont racontées. La littérature est d’abord un style qui éveille l’imagination du lecteur. »

Ma note : 08 / 10

Chronique initialement parue le 27 octobre 2015


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