Petits oiseaux

Titre : Petits oiseaux

Autrice : Yôko Ogawa

Édition : BABEL

Titre original : Kotori

Traductrice : Rose-Marie Makino-Fayolle

Parution : Le 1er novembre 2017

Nombre de pages : 272

Il est le seul à pouvoir apprendre la langue pawpaw afin de communiquer avec son frère aîné, cet enfant rêveur qui ne parle que le langage des oiseaux, n’emploie que ces mots flûtés oubliés depuis longtemps par les humains. Après la mort de leurs parents, les deux hommes demeurent ensemble dans la maison familiale. D’une gentillesse extrême, l’aîné, qui ne travaille pas, se poste chaque jour tout contre le grillage de la volière de l’école maternelle.
Peu à peu, la directrice remarque son calme rassurant pour les oiseaux, sa façon subtile de les interpeler, et lui confie l’entretien de la cage. Quant au cadet, régisseur de l’ancienne résidence secondaire d’un riche propriétaire du pays, le jardin de roses, les boiseries des salons, la transparence des baies vitrées sont à la mesure de son attachement pour les lieux de mémoire. Parfois, les deux frères décident de « partir en voyage ».
Valises en main, ils font halte devant la volière. Ravis de palabrer avec les moineaux de Java, les bengalis ou les canaris citron, ils oublient dans l’instant tout projet de départ. Un jour pourtant le calme du quartier semble en danger, une enfant de l’école disparaît.

J’ai découvert il y a quelques mois la littérature japonaise et depuis, j’aime de temps à autres me plonger dans ces romans. Petits oiseaux, est le premier titre que je découvre de Yôko Ogawa.

Ce roman, très contemplatif, rempli de poésie m’a fait du bien. C’est exactement ce que j’aime dans ma passion pour la lecture, se faire du bien et également découvrir des univers inconnus. Avec ce roman, j’ai découvert le monde des oiseaux, à la base ce n’est pas des animaux par lesquels je suis très intéressé, mais ici j’ai appris à en connaître certain et c’est écrit d’une tellement belle manière que c’est juste agréable. Par moment, je me suis même surpris à tendre l’oreille et à essayer de percevoir ces « Tchii tchuru tchii tchuru tchitchiru … » . J’aurais aimé tout comme les deux frères connaître la langue PawPaw.

Ce roman fait l’éloge de la différence et de la simplicité. Tout en poésie, sans brusquerie et sans aucun jugement, Yôko Ogawa nous présente deux frères, deux hommes différents, deux hommes solitaires, deux hommes simples. Elle nous offre des moments de communion intense entre le frère cadet et des personnes qui ont eu la chance de croisé son chemin. C’est tellement beau, ce jardin d’enfants avec la volière, la boîte à sucette PawPaw, les broches, la roseraie et ce petit oiseau à lunette … Ce roman offre de la paix aux lecteurs. C’est un roman qui m’a fait du bien à moi le lecteur sensible que je suis.

Comment ne pas vous conseiller de lire ce roman ? Franchement allez y vous ne le regretterez surement pas.

Ma note : 10 / 10

Chronique initialement parue le 27 mai 2020


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