La vertu du mensonge

Titre : La vertu du mensonge

Autrice : Ellen G. Simensen

Édition : Gallmeister

Titre original : Tro meg når jeg lyver

Traductrice : Hélène Hervieu

Parution : Le 6 janvier 2022

Nombre de pages : 496

À Hønefoss en Norvège, le policier Lars Lukassen enquête sur le meurtre présumé d’un ancien camarade de classe. Peu à peu l’ambiance de la petite ville se tend : une silhouette sinistre rôde autour des cours d’écoles et tourmente des enfants en leur chuchotant des histoires effrayantes. C’est là qu’une nouvelle enseignante, Johanna, rejoint la classe de la petite Annie, la fille de Lars. Ce dernier tombe rapidement sous le charme de la jeune femme qui semble pourtant exceller dans l’art du mensonge. Pourquoi ment-elle? Quels secrets a-t-elle amenés dans les profondes forêts de Hønefoss en fuyant ses terres natales près fjord de Nordgulen ? Perturbé dans ses investigations, Lars doit agir sur tous les fronts.

Voici une chronique d’un roman de la rentrée littéraire 2022 de chez Gallmeister. La vertu du mensonge, le premier roman d’une autrice norvégienne, Ellen G. Simensen. Après le roman danois Là où sont les oiseaux de Maren Uthaug, Gallmeister continu son exploration des romans du nord de l’Europe.

La vertu du mensonge possède tous les éléments qui font que l’on aime les polars nordiques. Des personnages simples et touchants, de belles descriptions des lieux avec ici des passages dans une forêt et dans un fjord très intéressants et surtout un rythme lent.

J’ai beaucoup aimé les personnages dans ce roman, Lars le flic tiraillé entre sa vie de famille avec sa fille et la passion qu’il porte à son métier. Johanna qui débarque de son fjord avec sa valise pleine de lourds secrets et avec son petit caractère. Il y a également Annie la fille de Lars qui apporte de la fraicheur dans ce thriller.

L’intrigue en elle-même est intéressante, enfin si l’on parle de l’enquête concernant la mort d’une fille de la classe de Annie. Parce que se rajoute à cela, deux autres petites intrigues secondaires qui de mon point de vue ne servent pas à grand chose. Une en particulier n’apporte absolument rien.

Un point qui m’a déplu, c’est le simulacre de jalousie pour le poste de chef de la part du collègue de Lars, c’est du niveau cours d’école et viens cassé un peu le truc qui fait que l’on arrive à projeter le roman dans la réalité.

La dernière partie du roman, à partir du moment où Johanna retourne dans le fjord est pour moi la partie la plus aboutie, il y a de la pression et je n’ai pas réussi à décrocher jusqu’au final.

C’est donc un bon thriller, qui a peut-être quelques défauts du fait d’être un premier roman, mais j’ai pris plaisir à le lire. Par contre, depuis que Gallmeister a ouvert son catalogue à des romans non américains, je trouve qu’à chaque fois c’est une réussite et qu’il y a une logique à retrouver ces romans chez cet éditeur, mais là, je ne comprend pas trop, ce n’est pas le roman que l’on s’attend à trouver chez Gallmeister.

Ma note : 07 / 10

Chronique initialement parue le 14 janvier 2022


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