Rumeur 1789

Titre : Rumeur 1789

Autrice : Anne Villemin-Sicherman

Édition : 10 / 18

Parution : Le 15 octobre 2020

Nombre de pages : 576

L’hiver 1788-1789 est si rude que la Moselle gèle à Metz. La misère désespère le peuple tandis que les privilégiés donnent des réceptions musicales, se livrent au libertinage et vivent dans l’insouciance.
Lors des élections aux états généraux, des factions rivales s’affrontent d’une manière préoccupante. Dans tout le pays, des rumeurs inquiétantes accusent des bandes de pillards d’attaquer les villages et laissent entendre que les Juifs se livrent à des trafics…
Alors que s’accumulent les menaces de troubles populaires, l’artiste vétérinaire Augustin Duroch découvre un cadavre pris dans les glaces : celui d’un vigneron employé par de grandes familles bourgeoises. Règlement de compte politique ? Implications des plus hautes personnalités ? Plus les pistes se précisent, plus Duroch voit les menaces s’accumuler.

Je vous présente aujourd’hui ma chronique d’une nouvelle aventure de l’artiste vétérinaire Augustin Duroch. Je remercie l’autrice et les éditions 10 / 18 pour l’envoi de ce roman et pour leur confiance. Après, L’abbé Grégoire s’en mêle voici donc mon avis sur Rumeur 1789.

Avec cette nouvelle aventure, nous sommes plongés vraiment à la veille de La Révolution Française, fin d’année 1788 et les premiers mois de l’année 1789. Comme dans son précédent roman on peut sentir la passion qu’à l’autrice pour cette période de notre histoire, c’est extrêmement précis. Je pense que c’est vraiment le gros point fort de ce roman, le côté historique très prononcé. À la différence de l’abbé Grégoire s’en mêle, je trouve qu’ici l’Histoire prend le pas sur l’enquête, ce qui pourrait en freiner certain.

Pour ma part, même si effectivement j’ai trouvé que l’enquête n’était qu’au final un fil rouge et qu’une fois refermé ce livre je n’en retiens pas grand chose, j’ai apprécié en apprendre davantage sur le peuple français en province, ici à Metz, sur ce qui a emmené ce peuple à se soulever et à prendre les armes. J’ai trouvé intéressant d’avoir plusieurs points de vue, la noblesse, la bourgeoisie, les juifs, le tiers état.

Concernant les personnages, encore une fois j’ai vraiment apprécié le traitement de chacun, en particulier Augustin Duroch, Éléonore de Cussange et la bonne Rosalie. Je trouve que chacun y trouve sa place. Et comme dans le roman précédent, les passages du « journal d’Éléonore » apportent de la fraicheur et viennent faciliter la lecture de ce beau pavé. À contrario, j’ai trouvé que la harpiste et son pianiste ainsi que Mme De Lassalle n’apportaient pas grand chose, même si cette dernière est mêlée à l’enquête. Après réflexion, je me dis que l’autrice à certainement voulu montrer qu’une partie de la noblesse et de la haute bourgeoisie avait des préoccupations à mille lieux des besoins de la misère du peuple.

Voilà donc encore un bon roman que j’ai trouvé passionnant malgré quelques longueurs descriptives. Je ressors de cette lecture ayant appris plusieurs choses et c’est toujours appréciable.

Ma note : 08 / 10

Chronique initialement parue le 30 décembre 2020


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