Cry Father

Titre : Cry Father

Auteur : Benjamin Whitmer

Édition : Gallmeister

Titre original : Cry Father

Traducteur : Jacques Mailhos

Parution : Le 6 septembre 2018

Nombre de pages : 288

Depuis qu’il a perdu son fils, Patterson Wells parcourt les zones sinistrées de l’Amérique pour en déblayer les décombres. Le reste du temps, il se réfugie dans sa cabane perdue près de Denver. Là, il boit et tente d’oublier le poids des souvenirs ou la bagarre de la veille dans un bar. Mais ses rêves de sérénité vont se volatiliser lorsqu’il fera la rencontre du fils de son meilleur ami, Junior, un dealer avec un penchant certain pour la bagarre. Les deux hommes vont se prendre d’amitié l’un pour l’autre et être peu à peu entraînés dans une spirale de violence.

Il ne me restait plus que le deuxième roman de Benjamin Whitmer à lire pour avoir lu toute la bibliographie de cet auteur et surtout en attendant la sortie de son prochain roman, Les dynamiteurs qui est l’un des titres phares de la rentrée littéraire de chez Gallmeister. C’est donc chose faite me voilà à jour 

Cry Father ou l’histoire d’un père ayant perdu son fils unique, l’histoire d’un homme ne donnant plus de sens à sa vie et dont le seul but est de se faire du mal et de se pourrir la vie. Et je peux vous dire que en ce qui concerne se pourrir la vie, il est fort le Patterson Wells, c’est vraiment le roi des mauvais choix.

Benjamin Whitmer dans ce roman, encore une fois, n’épargne rien à ses lecteurs, il nous donne de la violence, du noir, de la drogue et de l’alcool en veux tu en voilà, pour moi grand fan du genre, c’est juste jubilatoire. Par contre, ne cherchez pas la lumière ou une once d’espoir, Whitmer va complètement au bout de son truc.

Mais il n’y a pas que Patterson Wells qui est prêt à se détruire dans ce roman il y a également Junior. C’est deux hommes sont un peu à l’opposé, l’un à perdu son fils et cherche à se détruire tandis que l’autre se détruit quelque part pour se venger ou pour obtenir de l’attention d’un père qui n’en a que le nom. J’ai adoré ce tandem, ces deux écorchés de la vie s’entrainant mutuellement dans une spirale sans fond avec comme seul objectif leur propre destruction.

L’ambiance du roman est juste parfaite, il n’y a pas une ligne temporelle bien définie nous sommes plongés dans une sorte de brouillard tout au long de notre lecture. De la même manière que Patterson Wells et Junior sont en permanence sous les affres de l’alcool et de la cocaïne, Benjamin Whitmer arrive à la perfection à retranscrire aux lecteurs les effets de ces drogues.

Alors j’avais beaucoup aimé Pike son premier roman, avec Cry Father et ensuite Évasion , je trouve que Benjamin Whitmer va de plus en plus loin dans le noir et le glaçant, du coup vivement la rentrée littéraire de septembre pour découvrir son quatrième roman.

Ma note : 09 / 10

Chronique initialement parue le 5 juin 2020


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